lundi 10 septembre 2007

L'exposition solaire, plus grand facteur de risque

Le soleil est indispensable à la santé mais l'exposition excessive et inconsidérée au rayonnement ultraviolet (UV) peut entraîner des dommages irréversibles, et, dans les cas les plus graves, des cancers de la peau.

L'évolution des modes de vie : l'urbanisation et la recherche de l'exposition au soleil, peuvent expliquer l'augmentation des taux de cancers de la peau enregistrés depuis 10 ans. L'appauvrissement de la couche d'ozone, qui filtre les ultraviolets, aggrave le problème.

Les UVA comme les UVB peuvent entraîner des cancers cutanés

Les rayons UV proviennent du soleil et de certains types de lampes. Les trois types de rayonnement ultraviolet, UVA, UVB, UVC, se différencient par leur intensité, leur longueur d'onde et leur capacité à pénétrer la peau plus ou moins profondément. Les UVA représentent 95% des UV qui arrivent à la surface de la terre, les UVB, 5%, les UVC sont filtrés par la couche d'ozone.
Le rayonnement ultraviolet est, en partie, diffusé dans les tissus, juste sous la surface de la peau. Une fraction de ce rayonnement est absorbée par les cellules vivantes de la peau et endommage les substances sensibles qui influent sur le développement et l'aspect normaux de la peau. Ces dommages ont pour conséquences : des coups de soleil, une accélération du vieillissement de la peau, et dans les cas les plus graves, des cancers de la peau. On estime que deux tiers des mélanomes sont dus à une exposition excessive au soleil, cette proportion étant plus élevée encore chez les personnes à peau claire.

L'indice UV mesure l'intensité du rayonnement et permet d'évaluer les risques

L'indice du rayonnement UV est un outil mis au point en 1997 dans le cadre d'une action internationale de l'OMS (projet Intersun (4)). Cette mesure simple du rayonnement UV atteignant la surface terrestre donne une indication sur les effets nocifs potentiels pour la peau Les paramètres pris en compte dans le calcul de cet indice sont : l'intensité du rayonnement solaire, l'épaisseur de la couche d'ozone, les conditions atmosphériques, le lieu et le moment de la journée
La diffusion de cet indice a pour objet d'inciter le public à adapter son comportement aux variations de sa valeur. Plus la valeur de l'indice est élevée, plus la probabilité de lésions cutanées est grande.

L'index UV peut s'échelonner de 1 à 20. L'exposition aux ultraviolets est considérée comme faible pour indice inférieur à 2, modéré de 3 à 4, fort de 5 à 6, très fort de 7 à 8. Au-delà de 9, elle est considéré comme extrême et des coups de soleil et des dommages à la peau peuvent survenir en moins de 15 minutes.

jeudi 6 septembre 2007

Comment prévenir le mélanome?

Ce type de cancer se manifeste la plupart du temps par la transformation d’un grain de beauté, d’où l’importance de se faire surveiller régulièrement (une fois par an) par un dermatologue.

Si vous avez beaucoup de grains de beauté, prenez l’habitude de les regarder afin de déceler toute transformation (grossissement, changement de couleur).

Mais le soleil n’est pas un ennemi, il est nécessaire pour l’apport de vitamine D, mais il faut savoir s’exposer.

Il faut éviter les coups de soleil : prudence pour les personnes à peau claire et les enfants de moins de 15 ans.

Pourtant, la prévention d’un tel cancer est simple :

- éviter l’exposition entre 12h et 16h.

- renouveler l’application de protection solaire adaptée toute les 2 h

- protéger vos enfants avec chapeau, lunettes et tee shirt. Se protéger seulement avec un parasol ne suffit malheureusement pas.

L’exposition ne se fait pas seulement à la piscine ou la plage, pensez aux promenades estivales, là aussi il faut se protéger.

Mais les antécédents familiaux entrent aussi en jeu, il a été démontré qu’il y a une véritable prédisposition génétique pour développer ce type de cancer.

Sachez que le traitement du mélanome (ablation de la partie touchée et chimiothérapie) n’est efficace que si le diagnostic a été fait rapidement.

Passez donc de bonnes vacances... à l’ombre !

La genése du mélanome

Le mélanome peut se former sur un grain de beauté pré-existant de type naevus ou de novo sur une peau auparavant indemne (cela dans près des trois quarts des cas). Il se manifeste d'abord comme une simple tache pigmentée.
La brûlure solaire, en particulier dans l'enfance,et les antécédents familiaux sont les principaux facteurs de risque. L'exposition solaire régulière et modérée d'une peau susceptible de bronzer ayant un effet protecteur, bien qu'il puisse apparaitre partout, le mélanome a tendance à se former plus souvent sur les parties du corps qui sont couvertes dans la vie quotidienne mais exposées occasionnellement lors des bains de soleil, comme le torse et les jambes. Son incidence est en constante augmentation.

Après une phase d'extension horizontale, parallèle à la surface cutanée, le mélanome plonge vers les couches profondes de la peau : (derme profond, hypoderme) et à partir de là, peut métastaser vers les ganglions lymphatiques, ou les organes internes (poumons, os, foie, cerveau).

Des recherches publiées pour la première fois en 2004 dans Cell ont indiqué que les capacités de métastase exceptionnelles du mélanome étaient dues à la réactivation lors de la cancérisation d'un gène nommé slug. Il s'agit du gène qui permet la migration dans l'embryon des cellules issues de la crête neurale, dont font partie les mélanocytes.